Pour tester ce nouveau modèle de Maxxum, le Multicontroller, nous avons fait appel à Mickäel Chalon, exploitant à Louzy dans les Deux-Sèvres. Il a ainsi pu tester pendant une dizaine de jours le dernier né de la gamme Maxxum, doté de la transmission ActiveDrive 8. 

Lors du lancement en Slovaquie l’an dernier, en même temps que les nouveaux Quadtrac CVX, le Maxxum Multicontroller est presque passé inaperçu. Certes, il reçoit une nouvelle calandre, héritée de son grand frère l’Optum, mais surtout, ce qui le différencie du Maxxum ou du Maxxum CVX, c’est sa nouvelle transmission. En effet, Case IH a décidé de lancer sa nouvelle boîte ActiveDrive 8 sur cette gamme de puissance, allant de 115 à 150 chevaux. Cette nouvelle boîte à double embrayage, conçu par CNH, possède 3 gammes de 8 vitesses chacune. C’est donc parmi 24 vitesses en marche avant, et autant en marche arrière, que le chauffeur peut trouver son bonheur. Mais surtout, entre chaque rapport et chaque gamme, le constructeur a cherché à minimiser au maximum la rupture de charge, pour améliorer le confort de conduite.

Sur le papier, cette boîte semble donc être une bonne alternative aux transmissions à variation continue, plus coûteuses. Mais quand est-il dans les champs ? C’est pour répondre à cette question que nous avons fait appel à Mickaël Chalon, exploitant agricole à Louzy en Deux-Sèvres, pour qu’il teste pendant la moisson un Maxxum 145 Multicontroller. Utilisateur de deux tracteurs à variation continue d’une autre marque, il n’a jamais réellement eu l’occasion de tester un tracteur Case IH.

 

Sur la benne pour commencer

Et en cette période de moisson, c’est bien évidemment sur une benne que nous retrouvons le Maxxum Multicontroller à l’œuvre. L’occasion pour notre essayeur d’appréhender la cabine. « L’environnement est vraiment sympa, constate Mickaël Chalon. Le siège en cuir est confortable, et apporte une touche haut de gamme à la cabine. Globalement, les finitions sont soignées, l’intérieur est agréable. Je reproche juste un léger manque de hauteur au pare-brise avant, qui pourrait être pénalisant en cas de travail au chargeur. De même la seule petite fausse note concerne le bloc prise de force, à l’arrière de l’accoudoir. La poignée en plastique n’est vraiment pas ergonomique, en plus de n’être pas très agréable visuellement. En point positif, j’apprécie énormément les commandes du tableau de bord qui sont incrustés dans le montant droit de la cabine, comme sur une moissonneuse batteuse. Toutes les indications sont dans le même axe que l’ordinateur de bord, donc en un coup d’œil je retrouve rapidement les données que je cherche. C’est vraiment sympathique. »

Une fois la clé tournée, le test de la transmission peut enfin commencer. Cela tombe bien, l’exploitant doit faire un trajet de 15 km pour aller livrer une benne à la coopérative. « C’est vrai que je suis habitué aux transmissions à variation continue, mais il faut avouer que cette boîte est efficace. Elle est vraiment simple à prendre en main, grâce à la fonction transport qui permet de ne plus passer les vitesses notamment. Le tracteur est autonome, et va passer les 16 vitesses de la gamme B et C sans intervention du chauffeur. Mais surtout, le double embrayage est efficace, car les vitesses se passent discrètement en cabine. L’accélération est linéaire. Il y a juste le passage entre la gamme B et C qui se fait un peu plus ressentir en cabine, mais c’est à peine perceptible. »

Un déchaumeur de 5 mètres ! 

Pour poursuivre notre test, l’exploitant décide de tester le Maxxum 145 Multicontroller au déchaumage. Et en attendant de recevoir son nouveau déchaumeur à disques indépendants de 4 mètres repliable, son concessionnaire lui a prêté un déchaumeur semi-porté de 5 mètres. De quoi voir ce que vaut le tracteur en traction pure ! Et premier soulagement, le Maxxum s’en sort plutôt bien, puisqu’il emmène l’ensemble à une vitesse cible de 11 km/h, sans trop montrer de signes de faiblesse.

« C’est vrai que le Maxxum s’en sort plutôt bien, puisqu’il atteint les 11 km/h sans trop de difficulté. Je n’arrive pas à dépasser les 11,5 ou 12 km/h par contre, car à 11 km/h, la charge moteur est déjà de 100%. Mais pour un 4 cylindres de cette puissance, je suis plutôt agréablement surpris. Je constate juste un manque de couple à chaque fois que la transmission tombe un rapport, assez normal pour un 4 cylindres ceci étant. Je suis légèrement surpris dans le mauvais sens en ce qui concerne le rayon de braquage. C’est vrai que le tracteur de test est plutôt bien chaussé, mais sur les tournières, je pensais qu’un 4 cylindres manœuvrerait mieux. Enfin, je trouvais la consommation un peu excessive, car selon l’ordinateur de bord, je tourne à un peu plus de 27 l/h de consommation. » Après notre test, l’essayeur a attelé le déchaumeur sur son tracteur de 140 ch (170 avec surpuissance) et 6 cylindres, et a pu observer une consommation de 26 l/H pour un déchaumage à la même profondeur, mais à 12 Km/h. Une différence qu’il juge donc infime, finalement c’est l’outil qui était bien tirant.

A la découverte de l’autoguidage

Cette session de déchaumage est l’occasion pour Mickaël Chalon de découvrir un peu plus en profondeur la console AFS présente sur le tracteur. Et pour le novice, la première impression est positive : « C’est assez intuitif je trouve. J’arrive à avoir assez facilement toutes les données que je recherche sans trop fouiller dans tous les menus. J’ai juste trouvé le GPS un peu dur à configurer au départ, notamment pour régler la taille de l’outil et démarrer une nouvelle parcelle. Mais finalement, après avoir cherché un peu, cela se fait assez bien. »

Le GPS justement, qu’est-ce qu’en à pensé notre agri-essayeur ? « L’autoguidage est appréciable, même avec un signal Egnos qui offre une précision de 20 cm. J’ai choisi de régler la largeur de mon outil sur 4,90 mètres pour compenser une éventuelle erreur de précision, et cela a été efficace. Par contre, je n’avais pas connaissance du bouton présent sous le joystick pour activer l’autoguidage. Du coup, à chaque reprise de ligne, j’étais obligé de lâcher le joystick pour aller trouver le bouton autoguidage sur l’accoudoir. Et cette reprise de ligne justement, m’a posé quelques soucis par moment. En effet, je trouve un peu violent la façon dont la direction va tourner les roues pour reprendre la ligne. Avec un outil semi-porté derrière, cela est perturbant. Cette réactivité se règle dans l’AFS, mais je n’ai pas réussi à le faire. De plus, j’ai régulièrement dû activer trop tôt ou trop tard l’autoguidage, puisque je ne me suis pas retrouvé sur la bonne ligne, alors que c’était la bonne sélectionnée au moment où je lâchais le joystick pour aller chercher le bouton d’activation. Contrairement à l’ordinateur de bord, la partie autoguidage n’est pas simple à prendre en main pour un novice comme moi. Mais avec un peu de pratique, cela viendrait tout de même assez vite je pense ! » 

Pour voir toutes les images de l'essai, rendez-vous sur notre page youtube ! 

 

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