Basée à Nivillac, dans le Morbihan, la SARL Thuriaud réalise des travaux agricoles du semis à la récolte, ainsi que du TP (aménagement, terrassement, assainissement…). Créée en 1980, la société a été reprise en 2019 par trois anciens salariés : Maxime Thuriaud, fils de l’un des deux anciens gérants, Mickaël Paboeuf, et Émilien Morice.

Par ce choix de s’associer, la volonté des trois hommes est de partager les compétences. Ainsi, Maxime et Émilien sont en charge de la partie agricole, tandis que Mickaël s’occupe de la branche TP. Bien que ce soit les secrétaires qui reçoivent les appels des clients, ce sont ensuite les cogérants qui finalisent la gestion des chantiers.

« J’ai préféré m’associer à deux autres personnes, car je ne me sentais pas trop de reprendre l’entreprise tout seul, explique Maxime Thuriaud. De ce fait, je n’ai pas tout le poids sur les épaules et cela nous permet de se répartir le travail. C’est également plus facile à trois pour prendre des décisions. »

Une entente facilitée, car les trois gérants ont tous plusieurs années d’expérience comme salariés au sein de la SARL. Mickaël est arrivé en tant qu’apprenti en 1996, quant à Émilien, il a été salarié sept ans avant de reprendre les rênes de l’entreprise.

La SARL Thuriaud possède notamment 4 ensileuses John Deere.

Actuellement, l’ETA compte 17 personnes, dont les trois gérants et un apprenti. Le parc comprend notamment : 18 tracteurs, 6 moissonneuses, 4 ensileuses, 3 charrues, ou encore 2 semoirs à céréales. L’un d’eux a été équipé de palettes pour réaliser du semis à la volée en parallèle. Une prestation appréciée des éleveurs pour l’implantation de leurs prairies.

Le champ d’action s’étend en moyenne à 40 km autour du siège de l’entreprise. La SARL Thuriaud n’a pas de spécialité particulière et propose tous types de travaux agricoles. Parmi les activités lancées dernièrement : la pulvérisation et le binage. L’ETA a fait l’acquisition d’une bineuse Carré travaillant sur 4 ou 6 rangs et dotée du relevage automatique des éléments.

« Nous avons tout de suite voulu partir sur une machine au top, et avec cet équipement, afin de moins abîmer la culture en fourrière et réaliser un binage de qualité, évoque Émilien Morice. Le relevage individuel des éléments trouve tout son intérêt dans notre secteur, où la moyenne des parcelles se situe autour des 3 ha. De plus, celles-ci ne sont pas forcément au carré. La bonne hauteur de relevage des éléments est également appréciable. Nous binons des maïs du stade 3 feuilles, jusqu’à 1 m de hauteur. »

Le binage fait partie des prestations récemment proposées par l'entreprise. © SARL Thuriaud

Une autre des prestations nouvellement proposée est l’andainage des cultures avant moisson. Pour cela, elle a investi dans une faucheuse andaineuse automotrice John Deere. L’objectif est de débuter plus tôt les battages et de tout faire en une fois.

« Grâce à ce procédé, nous avons réussi à ne venir moissonner qu’une fois chez l’un de nos clients, au lieu de trois habituellement, témoigne Maxime Thuriaud. Cela nous permet d’étaler le boulot et de diminuer les grosses pointes de travail lors des récoltes estivales. En blé, nous arrivons à multiplier par trois le débit de la moissonneuse grâce à l’andainage en amont. Pour cette première campagne d’utilisation de la machine, nous avons principalement andainé du ray-grass, du blé et du triticale. »

 

L'investissement dans une faucheuse andaineuse automotrice a notamment pour objectif de débuter les moissons plus tôt.

 

Ici, l'un des ensembles d'andainage. L'activité fanage, quant à elle, est peu pratiquée par l'entreprise. C'est l'une des tâches que les éleveurs effectuent encore eux-mêmes. © SARL Thuriaud

 

La période hivernale est propice aux entretiens et révisions, comme pour cette ensileuse.

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