Utilisant principalement un déchaumeur à disques et un décompacteur pour leurs travaux de sol, Olivier Gaspa et Laurent Caubet, agriculteurs dans le Gers, cherchaient un outil combinant les deux actions. Ils se sont donc tournés vers le Topdown de Väderstad, grâce auquel ils ont pu supprimer un passage, et dont la qualité du travail effectué les satisfait.

Olivier Gaspa et Laurent Caubet ont fait l’acquisition, en copropriété, d’un déchaumeur Väderstad Topdown de 3 m.

"Nous avons choisi cet appareil, car nous cherchions un outil qui combine disques et dents, afin de tout faire en un passage, expliquent-ils. Auparavant, nous utilisions un déchaumeur à disques et un décompacteur, ce qui impliquait deux passages distincts. Par exemple, après un maïs semence, pour lequel nous avions des soucis de liseron et d'autres mauvaises herbes, l’itinéraire se composait d’un passage de déchaumeur, puis de décompacteur. Et dans certains cas, ce n’était pas suffisant. Désormais, avec le Topdown, un seul passage suffit, bien que nous allions un peu moins profondément qu’avec le décompacteur."

Un schéma similaire est pratiqué au printemps pour détruire leurs couverts de féveroles. Alors qu'ils utilisaient le déchaumeur et le décompacteur, tout est maintenant réalisé avec le Topdown. Ils roulent seulement le couvert une semaine en amont du déchaumage et en travers par rapport au futur passage de l’appareil, afin de faciliter le travail des disques.

"Derrière le Topdown, le sol est bien rappuyé, soulignent les deux exploitants. Tout dépend de la structure, mais généralement nous n’avons pas à rouler derrière. Le déchaumeur Väderstad est passé en mars et le maïs semence est implanté fin mai. Entre les deux, nous ne touchons à rien. Avant le semis, il y a juste une reprise au vibroculteur, puis un passage de herse rotative."

Olivier Gaspa et Laurent Caubet utilisent un déchaumeur Väderstad Topdown de 3 m. © Laurent Caubet et Olivier Gaspa

Un déchaumeur polyvalent

L’outil leur permet donc d’économiser un passage et du temps pour d’autres activités. Le Väderstad Topdown est devenu leur principal appareil de travail du sol.

"Sur mon exploitation, je l’utilise avant les cultures de printemps pour détruire les couverts, derrière un maïs (grain, ensilage et semence), ainsi que derrière du blé et du soja, indique Laurent Caubet. Sur l’année, je repasse environ deux fois ma sole, soit autour de 160 à 170 ha." Pour Olivier Gaspa, "le résultat derrière est plutôt bon. Le travail en un passage est assez fin. Malgré la présence de disques de petit diamètre à l’avant, il n’y a jamais de bourrages, même dans de gros volumes de matière."

Le seul contre-exemple provient de la récolte de maïs grain l’année dernière : dans une parcelle à forte végétation, le Topdown avait des difficultés à passer, malgré la présence du broyeur sous les cueilleurs de la moissonneuse. Les agriculteurs gersois conseillent toutefois de passer en direct après la moissonneuse et de ne pas ouvrir le terrain avec un autre outil, qui a tendance à "souffler" le sol et à accentuer le phénomène de bourrage. Cette situation, ils ne la rencontrent pas sur maïs semence, grâce à une végétation plus faible, et elle reste rare. Olivier Gaspa et Laurent Caubet font en effet peu de blé derrière le maïs.

Les deux exploitants apprécient également de pouvoir passer l’outil avant l’hiver, afin de retravailler leurs structures, en particulier derrière les maïs semence, pour lesquels le tassement est prononcé suite au passage des machines et à l’irrigation.

© Väderstad

Une moyenne d’1,5 ha/h

L’une des particularités du Väderstad Topdown, et de l’ensemble de ces outils de type "one pass finisher", est son besoin en puissance.

"Nous disposons d’un tracteur Fendt 722 de 220 ch pour l’emmener, et il ne faut pas moins, même sans coteaux, évoquent Olivier Gaspa et Laurent Caubet. Nous avons eu l’occasion de l’essayer avec un tracteur de 240 ch, prêté par le concessionnaire, et la puissance convenait déjà un peu mieux."

Pour gagner en adhérence, ils ont lesté leur tracteur d’une masse de 900 kg, installée sur les bras du relevage arrière. Celle-ci est complétée par une masse d’1,4 t sur le relevage avant.

Au travail, ils règlent la profondeur des disques à 7-8 cm, et celle des dents autour de 20 et 22 cm. Quant aux disques niveleurs devant le rouleau, ils veillent à ce que ceux-ci effectuent un travail plat derrière. Leur vitesse de travail est surtout dictée par le tracteur devant, environ 6,5 à 7,5 km/h.

"Nous avons constaté que, lorsque nous retournons les socs au carbure des dents, une fois usés, ces derniers ont une forme plus incurvée, ce qui est alors moins tirant, expliquent les agriculteurs. Si nous pouvions trouver un soc avec ce genre de profil, nous arriverions peut-être à gagner 0,5 à 1 km/h."

En moyenne, les exploitants couvrent 1,5 ha/h avec leur machine de 3 m, pour une consommation de carburant d’environ 20 l/ha.

Avec le Topdown, ils ont trouvé l’outil qui leur convient et qu’ils cherchaient depuis un moment. "Avant de trouver le déchaumeur Väderstad, nous avions même envisagé de bricoler un décompacteur en lui ajoutant des disques devant, se souviennent-ils. Mais l’opération s’avérait compliquée. Finalement, nous sommes très contents du travail effectué par le Topdown et n’envisageons pas d’en changer, hormis pour le renouveler par le même modèle."

© Laurent Caubet et Olivier Gaspa

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