Après une année d’utilisation, la SARL Broquerault ne regrette pas l'achat de son épandeur d’engrais traîné Amazone ZG-TS 10001, équipé du système de compensation du vent WindControl. L’outil leur permet d’élargir les créneaux d’épandage, malgré la présence de vent, tout en conservant une bonne qualité de répartition. Désormais, épandre par des vents de 30 km/h n’est plus un problème.

Il y a un an, Bruno Broquerault, agriculteur dans la Vienne, s’est équipé d’un épandeur d’engrais traîné Amazone ZG-TS 10001 ProfisPro. L'appareil dispose des systèmes de mesure et de compensation du vent WindControl, ainsi que du contrôle et de la correction de la projection de la nappe Argus Twin.

"L’Argus Twin nous offre une régularité d’épandage vraiment exceptionnelle, car l’appareil corrige en permanence la nappe d’engrais en fonction de la granulométrie, explique Antoine Thomas, salarié de la SARL Broquerault et en charge des épandages d’engrais. L’objectif principal était d’obtenir un épandage le plus régulier possible. De plus, nous nous sommes rendu compte qu’au printemps, nous pouvions passer plus d’un mois pour faire tous nos engrais, freinés notamment par le vent, alors qu'en parallèle, les conditions pour entrer dans les champs étaient idéales."

Plus encore, le manque de régularité dans l'épandage mène à une incertitude concernant la qualité de répartition du produit. Celle-ci pouvait être bonne en début de chantier et se dégrader par l’arrivée soudaine de vent, provoquant des zones sous-dosées et d’autres surdosées, et obligeant à stopper les épandages. À cela s’ajoute l’aspect économique, puisqu'il y a d'une part un gaspillage de l’engrais, et de l'autre un impact sur les rendements en cas de manques importants.

"Grâce au WindControl, nous avons pu élargir les créneaux d’épandage d’engrais et nous affranchir un peu plus du vent, évoque le salarié. Je me suis vu travailler avec des vitesses de vent jusqu’à 30 km/h, et, derrière, la répartition était toujours parfaite, même en épandant sur 40 m de large. Il n’y a qu’avec l’urée, plus volatile, que nous travaillons en 36 m. Je pense malgré tout que, même en 40 m, cela passerait sans problème."

Une semaine d’épandage gagnée

À 19-20 km/h de vent, il est généralement recommandé d’arrêter d’épandre. Mais le système WindControl offre une marge de 10 km/h supplémentaires qui peut changer la disponibilité des chantiers.

"Par exemple, la semaine dernière, il y avait des vents à 25 km/h. Cela ne m’a pas empêché de tourner, alors qu’avant, j’aurais dû arrêter, pointe Antoine Thomas. Durant cette semaine, j’ai facilement gagné deux à trois jours d’épandage, sachant qu’en une journée, nous arrivons à couvrir entre 150 et 250 hectares. Le gain de temps est difficile à jauger, admet-il. Mais alors qu'il nous fallait trois semaines d’épandage avec notre précédent appareil, il ne nous en faut désormais plus que deux avec celui-ci, grâce à son système de compensation du vent."

Ce gain se répercute également sur les journées de travail, avec des horaires maintenant plus "normaux". Les salariés n’ont plus à commencer très tôt le matin et à finir tard le soir, dans le seul but de profiter de créneaux d’épandage sans vent.

Des systèmes entièrement automatisés

Au travail, les systèmes WindControl et Argus Twin ne nécessitent pas de réglages particuliers, tout est géré automatiquement par l’épandeur. Le chauffeur peut seulement choisir d’activer ou de désactiver ces fonctions. Pour le WindControl, il suffit, une fois arrivé dans la parcelle, de mettre en route les disques d’épandage. Le mât qui supporte l’anémomètre se déploie alors, à l’aide d’un vérin, au-dessus de la cabine du tracteur, et commence à mesurer la vitesse ainsi que la direction du vent. En cabine, l’utilisateur visualise sur l’écran de l’appareil ces deux paramètres. Trois niveaux de couleur (vert, jaune et rouge) s’affichent en fonction de la vitesse du vent. Un certain seuil dans le rouge atteint, un message indique que le WindControl n’est plus en mesure de compenser le vent et qu’il est temps d’arrêter.

Dans le même temps, il est possible d’afficher une deuxième fenêtre dédiée à l’Argus Twin. Le système surveille en continu l’intégralité de la nappe d’engrais, du côté droit comme du côté gauche, à l'aide de 14 capteurs radar. En cas d’écart, la répartition transversale est corrigée par une adaptation du système électrique d’alimentation. L’opération peut se faire individuellement pour chaque côté, afin d’obtenir une répartition transversale optimale.

"Il faut juste être vigilant avec des engrais très poussiéreux et nettoyer régulièrement les capteurs, prévient le chauffeur de l’épandeur. Sinon, on se retrouve avec une information faussée. Généralement, je profite du ravitaillement pour descendre passer un petit coup de chiffon. Mais en cas d’oubli, une alerte s’affiche sur le terminal de l’appareil pour indiquer qu’il n’est plus en capacité de mesurer la nappe correctement."

Un chenillard sur l’épandeur

Au champ, l’épandeur traîné évolue à des vitesses moyennes de 25 à 30 km/h et épand sur 40 m de large. Avec toutes les options, il est entraîné hydrauliquement, dispose d’un essieu directeur et possède une capacité de 10 000 l. Sur l'exploitation, il est tracté par un John Deere 8RX 370 qui repose sur quatre chenilles.

Ce choix n’est pas dû au hasard : "Lors des premières utilisations de l’épandeur, nous l’avions attelé à un tracteur à pneus de 240 ch, explique Antoine Thomas. Mais lorsqu’il a fallu passer dans le colza, où certaines zones étaient vraiment creusées par des ornières, chargés avec 10 tonnes d’engrais, nous avons failli nous enliser. De plus, le poids de l’ensemble combiné à des pneus relativement fins a tendance à favoriser la création de ces ornières. Comme le 8RX arrivait tout juste sur l’exploitation, nous avons décidé, avec mon responsable, de le mettre à contribution "pour essayer". Finalement, on ne l’a jamais décroché. L’un des avantages de ce tracteur, avec ses chenilles de 700 mm, est qu’il "referme" les ornières créées en amont par les automoteurs et facilite ainsi le passage de l’épandeur."

 

Après une première campagne d’utilisation de l’Amazone ZG-TS 10001 avec son système WindControl, et plus de 4 000 hectares couverts, Antoine Thomas dresse un bilan plus que satisfaisant : "C’est vraiment une option que je conseille et qui trouve tout son intérêt dans une situation comme la nôtre, où nous sommes de plus en plus soumis au vent. C’est fiable, précis et nous n’avons jamais constaté d'écarts majeurs d’épandage."

Antoine Thomas, salarié de la Sarl Broquerault et en charge des épandages d’engrais.

Le WindControl agit sur le point de chute et sur la vitesse des disques                                                                                                                                                                                                          
Le système WindControl d’Amazone permet de mesurer en continu l’influence du vent sur la nappe d’épandage et de le compenser automatiquement. Un anémomètre à mesure haute fréquence, positionné sur l’épandeur d’engrais, saisit la vitesse du vent ainsi que sa direction, puis transmet les informations au calculateur. Ce dernier, en fonction de la vitesse d’avancement, ajuste automatiquement les réglages de l‘alimentation et de la vitesse des disques d’épandage. En cas de vent latéral, le régime du côté face au vent est augmenté et le point d’alimentation de l’engrais sur le disque est tourné vers l’extérieur. Simultanément, le régime du côté opposé au vent est réduit et le point d’alimentation est tourné vers l’intérieur. Le WindControl peut désormais être utilisé sur les épandeurs portés ZA-TS et les épandeurs traînés ZG-TS, indépendamment de la surveillance des zones de projection Argus Twin.

Les chantiers d’épandage d’engrais sont ravitaillés par un transbordeur à chenilles Perard Interbenne 27. Le transbordeur embarque 20 tonnes d’engrais, l’équivalent de deux épandeurs, et suit ainsi l’ensemble 8RX 370/Amazone ZG-TS 10001. Le remplissage de l’appareil s’effectue en bout de champ, rapidement et facilement. C’est aussi un gain de sécurité pour les salariés, car il n’y a pas de manipulation de big bags.

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