C’est pour corriger la dérive de leurs dérouleuses de plastique dans les dévers que deux producteurs de melon ont investi dans l’interface de guidage Dynatrac de Laforge. Ce gain de précision, en plus du confort de travail, contribue à leur faire gagner du temps et ainsi à économiser de la main-d’œuvre.

Alexandre Henault et Tony Thibaut dirigent une exploitation céréalière à Thuré, dans la Vienne. En parallèle, ils cultivent des melons sur 60 ha ainsi que des pastèques et des courges. Avec des parcelles en dévers, et malgré un guidage GPS RTK sur les tracteurs, les deux associés recherchaient plus de précision. Une régularité qui faisait notamment défaut sur les chantiers de plantation de melon, avec la dérouleuse de film plastique pour le paillage et celle pour les tunnels.

« Dans les pentes, la dérive de la trajectoire de l’ensemble tracteur/dérouleuse est corrigée par le GPS, mais elle agit uniquement sur le tracteur. L’outil, quant à lui, ne suit pas parfaitement la même trajectoire, explique Alexandre Henault. Cela posait notamment des problèmes de recouvrement entre le plastique de paillage au sol et celui du tunnel au-dessus, déroulé dans un second temps. Notre objectif est qu’il n’y ait pas d’espace entre les deux afin de limiter le développement des adventices. »

Ainsi, au moment du retrait du tunnel, c’est un gain de temps au niveau de l’arrachage d’herbe pour les associés et leur équipe. Une opération chronophage et gourmande en main-d’œuvre, tout comme le ramassage des morceaux de plastique dans les parcelles en fin de saison. En effet, lors de la pose du tunnelier, ce manque de précision dû à la dérive de l’outil dans les dévers pouvait conduire à arracher du plastique de paillage.

Deux interfaces Dynatrac Premium+

C’est pour pallier ces problématiques qu’Alexandre Henault et Tony Thibaut ont décidé d’investir dans l’interface de guidage Dynatrac de Laforge. Celle-ci se place entre le tracteur et l’outil et assure le suivi de la trajectoire du tracteur avec n’importe quel outil.

« Nous avons acquis la première interface en 2019 afin d’équiper la dérouleuse de film plastique pour le paillage, évoque Alexandre Henault. Puis, en 2020, la seconde est arrivée afin d’être attelée à la dérouleuse de plastique pour les tunnels. Aujourd’hui nous utilisons deux interfaces Dynatrac Premium+. »

Ce modèle possède un passage pour la prise de force de l’outil et dispose d’une charge d’outil maximale de 5000 kg, ainsi que d’une capacité de correction de 30 cm, soit 15 cm de part et d’autre. La correction de la trajectoire de l’outil s’effectue donc par le déplacement latéral des vérins de l’interface. Pour que l’information de correction soit transmise, les deux associés ont équipé chacun de leurs Dynatrac d’une antenne GPS en plus de celles qui équipent les tracteurs.

Économiser la main-d’œuvre

« Nous travaillons avec des GPS RTK Trimble dont la précision avoisine les 3 cm, détaillent les producteurs de melon. Pour maintenir l’attelage et la plastifieuse sur la même trajectoire répétable que le tracteur, nous utilisons le système Truetracker de Trimble. C’est lui qui informe la console en cabine de la position de l’outil et s’il y a nécessité ou non de déplacer l’interface pour corriger une éventuelle dérive. » Tout se fait automatiquement et le chauffeur n’a rien à faire. « Il faut juste veiller à ralentir la cadence lorsque la correction à réaliser est importante, précise Alexandre Henault. Dans ce cas-là, je vais à environ 1 km/h de moins pour laisser à l’interface le temps de faire son travail. »

Globalement, Alexandre Henault et Tony Thibaut sont satisfaits de leur équipement qui associe le GPS RTK avec l’interface de guidage Dynatrac.

« Certes, c’est un investissement, pointe Tony Thibaut. Il faut compter environ 15000 euros pour l’interface Laforge et autant pour l’équipement de guidage GPS. Mais le Dynatrac est l’idéal dans nos dévers, on gagne vraiment en précision avec les dérouleuses de plastique. Cette qualité de travail nous fait gagner du temps sur le désherbage manuel derrière et sur le ramassage des bouts de plastique en fin de saison. Même si nous n’avons pu le quantifier précisément, l’économie de main-d’œuvre est visible. »

Ils soulignent cependant le poids supplémentaire qu’apportent l’interface ainsi que l’allongement du porte-à-faux. Les phases d’attelage sont aussi un peu moins aisées. « La place pour se faufiler entre l’attelage du tracteur et le Dynatrac est maigre, expliquent les producteurs. Et pour accrocher un outil à l’interface, il faut quand même être deux. »

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