Accueil > News > TRACTEURS > [VIDEO] Le tracteur autonome, bonne ou mauvaise idée ?

[VIDEO] Le tracteur autonome, bonne ou mauvaise idée ?

Publié le :

Voir toutes les images

 [VIDEO] Le tracteur autonome, bonne ou mauvaise idée ?  [VIDEO] Le tracteur autonome, bonne ou mauvaise idée ?  [VIDEO] Le tracteur autonome, bonne ou mauvaise idée ?  [VIDEO] Le tracteur autonome, bonne ou mauvaise idée ?  [VIDEO] Le tracteur autonome, bonne ou mauvaise idée ?  [VIDEO] Le tracteur autonome, bonne ou mauvaise idée ?  [VIDEO] Le tracteur autonome, bonne ou mauvaise idée ?  [VIDEO] Le tracteur autonome, bonne ou mauvaise idée ?  [VIDEO] Le tracteur autonome, bonne ou mauvaise idée ?  [VIDEO] Le tracteur autonome, bonne ou mauvaise idée ?  [VIDEO] Le tracteur autonome, bonne ou mauvaise idée ?  [VIDEO] Le tracteur autonome, bonne ou mauvaise idée ?  [VIDEO] Le tracteur autonome, bonne ou mauvaise idée ?  [VIDEO] Le tracteur autonome, bonne ou mauvaise idée ?
Le jour où les tracteurs se conduiront sans chauffeur pourrait avoir lieu plus vite que prévu. Hier, lors de l'ouverture du salon Farm Progress Show à Boone, dans l'Iowa (USA), le groupe CNH Industrial a franchit un nouveau cap dans la robotisation de notre quotidien, en dévoilant non pas un, mais deux tracteurs autonomes. Et contrairement à de précédents concepts futuristes, ils semblent plutôt aboutis. 

Des tracteurs dans le sillon des Google Cars

Le premier, baptisé NH Drive ressemble comme deux gouttes d'eau à un T8 Blue Power. D'ailleurs, c'est un T8 Blue Power, à la différence près qu'il est totalement autonome, sans conducteur à bord, et peut être surveillé et contrôlé via un ordinateur ou une interface de tablette portable. Sans aucun doute le plus intriguant, car dépourvu d'une cabine, le Case IH repose quant à lui sur un Magnum customisé façon Optum. Tous deux ont été développés en collaboration avec la société Autonomous Solutions Incorporated, ASI, une entreprise basée dans l'Utah, leader industriel des solutions autonomes tout terrain. On voit les deux tracteurs évoluer dans une vidéo promotionnelle, avec des semoirs ou transbordeurs. Car, oui, ils tournent réellement! Mais en domaine privé pour le moment étant donné que la législation impose que tout véhicule circulant sur la voie publique ait un conducteur, et dans la plupart des pays, qu'il ait les mains sur le volant. Mais cela est en passe de changer. Grâce aux Google Cars,  et autres voitures autonomes d’équipementiers (Bosch, Continental, Valeo, etc.) ou de constructeurs généralistes (Ford, General Motors, Toyota, PSA, Renault, etc.), la commission économique pour l’Europe des Nations unies (Unece) a annoncé en mars dernier une révision de la Convention de Vienne, dont le texte qui régule la circulation routière date de 1968. Ces voitures autonomes pourraient un jour sillonner nos routes, sous conditions d'êtres fiables et d'assurer un maximum de sécurité. 

L'intelligence artificielle, une nouvelle voie de réflexion

Ils sont armés d'une batterie de capteurs, de lasers (LiDAR: télémètre laser) et de caméras RGB. Ces engins veulent fonctionner 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, détecter toute une série d'obstacles, gérer de façon autonome leur conduite, mais également l'état de leur outil, comme le remplissage d'une benne ou d'un semoir par exemple. Ils seront également capables d'utiliser les données de rendement collectées pour l'application variable d'intrants et d'exécuter des opérations avec une précision maximale, année après année. "Les agriculteurs peuvent accéder aux données du tracteur et de l'outil, peu importe où ils se trouvent et chaque fois qu'ils le souhaitent, leur permettant de prendre les bonnes décisions au bon moment, pour accroître leur efficacité opérationnelle et leur productivité. Les agriculteurs conservent ainsi le plein contrôle et la pleine propriété de leurs données" est stipulé dans un communiqué de presse.  "Un écran de traçage des trajectoires affiche la progression du tracteur, un autre les images en direct de sa caméra, ce qui fournit à l'utilisateur jusqu'à quatre vues en temps réel (deux à l'avant et deux à l'arrière). Un autre écran sert à surveiller et à modifier les paramètres clés de la machine et de l'outil, comme le régime moteur, les niveaux de carburant et les réglages de l'outil, par exemple la vitesse du semis ou la force exercée par le semoir. La route qui mène au champ peut également être planifiée, ou générés automatiquement par le logiciel, si la machine doit croiser des chemins privés ou des pistes."

Alors, on vous sent aussi curieux que dubitatif, voire inquiet. Et c'est normal. Car cela fait plus de vingt ans que tractoristes (Renault, John Deere, CNH, Fendt ou Claas) vous prévoient un avenir confortablement assis dans votre fauteuil de bureau, supervisant vos chantiers via votre écran d'ordinateur, un mug de café à la main. Une position de travail loin de ce que l'on vous a inculqué et des valeurs de l'Agriculture traditionnelle. Au fond, ces tractoristes et geeks de la robotique tentent de trouver des solutions pour plagier au manque de main d'œuvre et des fenêtres de travail extrêmement courtes dans certaines zones du globe. Rajoutons le facteur économique. Les charges salariales si lourdes que leur simple économie pourrait vite compenser le surcoût de cette nouvelle technologie. Pour l'aspect social, on repassera !   

Les deux machines que le groupe CNH Industrial présente sont encore des concepts. Ils visent d'abord à éveiller votre curiosité, mesurer et apprécier les avis et ouvrir le débat. Un débat que nous vous invitons à alimenter sur le forum GTP-news dans le sujet ouvert à cet effet. 
Article rédigé par :