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[VIDEO] Le Ol Rusty, encore plus dlirant que le Big Bud 747

Australie
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S'il fallait trouver un titre cinématographique à cet assemblage surréaliste, véritable délire mécanique que seul un être déluré saurait concevoir, ce serait Mad Max: furie des champs*.

120 litres de cylindre pour 1000 chevaux

Malgré son minois de locomotive à vapeur qui se serait accidentellement accouplée avec un Oil Pull, tracteur de prairie des années 20, la créature n'est pas si âgée qu'on pourrait le croire. Dans les années 1980, Neville Dunn, cinglé de la mécanique s'est donné pour mission d'imaginer le tracteur que tout fermier aurait pu, selon lui, rêvé d'avoir s'il avait les poches profondes quelques décennies plus tôt. Pour y parvenir, il a puisé dans son bazar pour concevoir ce qu'il nommera familièrement le "Ol-Rusty(ou Old Rusty, traduit par Vieux Rouillé). Responsable de la Nifty Engineering Tractor Works située à Holbrook dans le New South Wales (Australie), lui aussi ne devait pas avoir de soucis d'argent au moment de s'adonner à son délire.

Ol Rusty 1000 hp tractor

Au cahier des charges, ne rien utiliser de postérieur aux années 1960, histoire de compliquer le challenge. C'est ainsi qu'il jeta son dévolu sur un simple six cylindres turbocompressé, racheté à la ville de Ballarat. Mais quel berlingot ! Les cylindres sont si gros qu'ils engloutissent, chacun, 20 litres d'un mélange d'air et de gasoil à chaque tour de vilebrequin. Ce moteur anglais d'origine Ruston Hornsby, fonctionnant selon un cycle deux temps date des années 1940 et servait à l'origine de centrale électrique. Le ton est donné ! Ne tournant qu'à un régime maximal de 500 tours par minute, cette armoire normande de 14 tonnes posée sur des poutres d'un vieux pont, formant le châssis rudimentaire délivre la bagatelle de 1000 chevaux, de quoi surclasser le Big Bud 747 16V avec ses 760 chevaux sorti en 1977 ou le Upton HT14/350 des frères Upton (Australie) sorti l'année suivante, qui était considéré comme le plus gros et le plus puissant tracteur deux roues motrices jamais construit. 

Sous l'influence britannique

Il dispose d'une transmission mécanique non synchronisée à 5 rapports avant et 2 arrière associée à un embrayage Borg & Beck empruntés sur un tank Centurion. Le Ol Rusty est du type propulsion, donc un deux roues motrices classique. Neville a opté pour des essieux d'un camion Foden également d'origine anglaise et datant de 1958. L'essieu arrière renforcé assure la traction et est par conséquent chaussé de six pneumatiques. Les deux essieux avant récupérés sur les deux Foden tentent quant à eux de manœuvrer l'engin, mais semblent bien peu efficaces pour que l'enclume de 25 tonnes, 9 mètres de long et 6 de large puisse changer de cap. 

Particularité du Ol-Rusty, il ne dispose pas de réservoirs de carburant. Il faut savoir que les agriculteurs australiens n'ont été ravitaillés en carburant en vrac qu'après les années 1960. Par conséquent, le ravitaillement en carburant se faisait grâce à des fûts de 44 gallons impériaux (soit 200 litres) que l'on plaçait sur la plateforme avant, près du réservoir d'eau de refroidissement. Bien que cet engin ait été construit après cette période, Neville Dunn en a tenu compte.

Ce géant des terres n'aurait jamais réellement travaillé. Il s'agit d'une bête de foire, une attraction et un délire d'un génie de la mécanique. Compte-tenu de sa maniabilité de paquebot et sa cabine, qui malgré sa capacité à accueillir 12 personnes est pour le moins spartiate, on se demande même si Neville Dunn a été bien loin avec sa monture. Lui et sa femme devant l'été dernier déménager, ont dû se séparer de l'engin qui a été revendu aux enchères. Selon Bruce White, notre correspondant australien, que nous remercions pour ces précisions et les photos qu'il a pu réaliser lors de la vente, l'engin aurait été revendu à un musée privé dans l'ouest de l'État de Victoria pour la somme de 50.000 dollars australiens.   

* Petit clin d'oeil au dernier opus du film Mad Max, Fury Road 
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