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Le Falcon s'envole pour l'international

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Tremblez John Deere R4045, Hagie STS, Miller Nitro et autres automoteurs king size d’origine américaine! Un constructeur français a bien l’intention de venir empiéter sur vos platebandes dès 2016.

Le prototype du Falcon 6000 que Matrot exposait en avant-première au SIMA annonce la couleur.  « Cet appareil se destine pour les marchés australiens, américains et de l’Europe de l’Est, où nous sommes historiquement déjà bien représentés » commente Philippe Hamon, inspecteur technique export. « Mais la France n’est pas en reste, puisqu’il pourra parfaitement satisfaire les besoins des grandes exploitations céréalières ou productrices de légumes. Pour cela, nous avons choisi le meilleur de son petit frère, le Xénon pour son développement. »

Dédié exclusivement aux plus hauts débits de chantiers, le Falcon 6000 sera à son aise à une vitesse de 35 km/h au travail et à près de 70 km/h sur route, selon la législation routière. Atteindre une telle vitesse de croisière est possible grâce à un six cylindres Cummins de 8,9 litres et 380 chevaux, soit aux normes antipollution Tier IIIB ou Tier IV Final (selon le marché). Ce bloc est associé à une transmission hydrostatique avec freins intégrés dans les réducteurs et amortisseurs pneumatiques sur chaque roue. Plus raisonnablement et compte tenu de ses mensurations, il devrait être homologué en France à 25 km/h. Si ce nouvel appareil dispose d’une voie intérieure réglable hydrauliquement de 3 à 4 mètres, il affiche une largeur minimale de 3,55 mètres selon le choix des pneumatiques. Soit 380, 480 ou 520 mm de largeur en 54 pouces.  

L’engin adopte la même régulation que le Xénon, son système de circulation PPI sans retour en cuve, une pompe ACE de 650 l/min à 7 bars pour assurer des débits élevés et d’une rampe alu type Pommier de 36 à 48 mètres avec un repliable différent. Le châssis est plus simple que celui du Xénon, car l’objectif a été de garantir une garde au sol conséquente, d’environ 1,80 mètre pour évoluer dans des cultures hautes. Le cadre de rampe est sans point de pivot, mais présente une cinématique assez proche de celui du Xénon, bien que redimensionné à la hausse, dans le but d’assurer une parfaite stabilité à vitesse soutenue. L’incorporateur présente la particularité d’être articulé grâce à son châssis tubulaire en inox, dans lequel circule le produit. Matrot devrait même proposer un système de vanne d’aspiration, en vogue dans certains marchés de l’export, comme les États-Unis. En outre, le Falcon dispose d’une cuve de rinçage de 650 litres d’eau claire.

L’accès en cabine se fait facilement par l’arrière, entre la cuve inox de 6000 litres et la rampe. L’utilisateur disposera d’une excellente ergonomie de conduite, puisque cette cabine de classe IV est celle d’une moissonneuse batteuse bien connue. Matrot propose en outre toute l’assistance de guidage Raven, le pack LED-Master (éclairage à led),

Contrairement aux apparences, l’engin est à peine plus encombrant qu’un Xénon traditionnel. Long de 11 mètres environ avec une rampe de 36 mètres, il est légèrement moins haut que le Xénon avec 4 mètres. C’est sur la balance que l’on voit la différence, le Falcon sera 2,5 tonnes plus lourd qu’un Xénon à vide. Cuve pleine et réservoir de 1000 litres de GNR rempli, ce nouvel appareil taquinera les 20 tonnes dès sa commercialisation annoncée au printemps 2016.  

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