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La reprise du marché de l’agroéquipement se confirme

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 La reprise du marché de l’agroéquipement se confirme

En 2017, les industriels de l’agroéquipement constataient les premiers signes de redressement du marché. L’année 2018 promet de sortir de la crise et d’entrevoir des perspectives de croissance plus faste pour le commerce de machines agricoles.

La France, 5ème acteur d’un marché mondialisé

Le marché mondial des agroéquipements représente 111 Mds €, porté pour plus de la moitié par les tracteurs (28,7%), les matériels espaces verts (21,1%) et les matériels de récolte (19,6%). Il irrigue principalement l’Asie (35%), l’Amérique (31%) et l’Europe (28%). Alors que 90% des échanges sont réalisés par 20 pays, la France se positionne en 5ème position (6%) après l’Allemagne (19%), les Etats-Unis (13%), la Chine (9%) et l’Italie (8%). On note l’émergence de nouveaux acteurs challengers tels que la Chine, l’Inde et la Russie qui, forts d’un développement local, trouvent dans le marché européen mature, des opportunités de développement.

 

La France dans le top 3 européen

Avec 385 entreprises, 3,1 Mds € à l’export vers 159 pays et une production française équivalent à 4.6 Mds €, la France tient la 3ème place dans la production européenne. La part de la France dans la production européenne correspond à :
- 32% des matériels de transport, 
- 23% des outils de manutention,
- 21% pour les matériels de laiterie,
- 19% chacun pour les tracteurs agricoles neufs et les matériels d’arrosage et de protection,
- 18% pour les matériels d’élevage. 

Jusqu’en 2016, la France avait le déficit le plus important de l’Union européenne et le 4ème au niveau mondial après le Canada, l’Australie et la Russie, juste devant l’Ukraine. Néanmoins, cette situation s’améliore en 2017 avec de bonnes performances à l’export, notamment sur les tracteurs, les presses et matériels de fenaison, les produits de manutention, et les matériels de vinification. Les marchés qui progressent sont : le Royaune-Uni, la Russie, l’Espagne, l’Australie, l’Ukraine, la Pologne, la Nouvelle- Zélande, la Roumanie, l’Afrique du Sud, le Turkménistan, le Mexique et l’Argentine. Le marché français de l’agroéquipement (production - exportations + importations) en 2017 termine à 5,1 Mds €, en hausse de 1,1%. Ce bon résultat vient surtout de la production française qui alimente le marché car les importations ont continué de se réduire de 5% dans le même temps. Du côté de la demande certaines exploitations pourraient aquérir du matériel neuf. Ce devrait être le cas pour les structures qui ont un écart de revenu important par rapport à la moyenne quinquennale et un déficit d’investissements par rapport aux années passées.
En parallèle, l’horticulture, l’arboriculture et les maraichers disposant d’un revenu légèrement supérieur à la moyenne quinquennale et un léger déficit d’investissements pourraient investir en matériels.

La robotisation, un levier de la croissance des ventes d’agroéquipements ?

Partant d’un marché mondial en 2016 de 131 milliards de dollars, Axema estime que celui-ci pourrait atteindre 196 milliards de dollars en 2035. La robotique, qui est encore peu développée à l’heure actuelle, devrait considérablement progresser pour atteindre 58% des investissements mondiaux en 2035. La diffusion de ces nouvelles technologies se réaliserait selon l’utilisation suivante (en % du total des robots en 2035) : les tracteurs autonomes (42%), le travail du sol (20%), la gestion laitière (20%), la protection des cultures (11%), les drones et la gestion du matériel (3% respectivement) et la gestion des animaux (1%).

 

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