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La herse-peigne, un bon outil contre le salissement

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Pratiquée avant, après ou à la place d'un déchaumage, la technique du hersage des pailles facilite la préparation d'un semis sans labour et permet de limiter le recours aux pesticides.

La herse-peigne peut être utilisée de plusieurs façons. Employée seule pour remuer le minimum de terre, elle peut s’avérer efficace lorsque l’on veut travailler un peu plus, notamment pour faciliter l’enracinement d’un colza. Capable de réduire la longueur des brins de paille et par conséquent de les fragmenter pour accélérer sa dégradation par les microorganismes, elle est une bonne arme contre les pontes de limaces, détruites par la lumière dans les premiers centimètres du sol. La herse-peigne est donc polyvalente, simple et robuste. Elle peut intervenir dans des sols durs où d’autres outils ont du mal à pénétrer. Elle permet de bien répartir les résidus de récolte en vue de réaliser un semis dans de meilleures conditions, un travail que l’on veut alors superficiel, pour cantonner le stock semencier à moins de 2,5 cm. Ce travail de surface encourage des levées massives et groupées d’adventices juste après la moisson. Ces levées pourront être à nouveau encouragées, par l’intermédiaire d’un faux-semis par hersage, et détruites mécaniquement (ou au glyphosate) sans recours à un travail profond nécessairement plus couteux en temps et en carburant. Le renouvèlement du hersage avant le semis participe ainsi à bon compte à la lutte anti-limaces.

Le hersage des pailles, une technique simple et économique

La herse étrille que propose Claydon en France est portée, repliable en 3,00 m, et offre 7,50 m de largeur de travail. Elle se compose de 5 rangées de dents vibrantes doubles en acier de 16 mm de diamètre. Selon le constructeur, les dents sont si résistantes qu’on peut avancer à 25 km/h si le terrain le permet, et même faire demi-tour en bout de champ sans relever l’outil ! L'opérateur peut modifier hydrauliquement l'angle de travail de ces dents depuis la cabine, soit pour optimiser la création de terre fine en fonction du degré de dureté du sol, soit pour libérer l’outil d’un éventuel bourrage en présence de mauvaises herbes développées. Les coûts de traction restent raisonnables puisqu’avec seulement 140 chevaux, on peut herser plus de 15 hectares par heure !

Claydon s'implante en France
Depuis 1970, près de 400 hectares sont exploités par les frères Claydon en semis direct. L’abondance de terres fortes, la pluviométrie du Comté de Suffolk (Angleterre) et donc les fenêtres de travail courtes sont autant d’inconvénients qui ont conduit les frères Claydon à s’orienter vers le semis direct et l'usage de herses-peignes.

Leur ambition est de pouvoir maîtriser les coûts de production et donc réaliser des économies substantielles grâce à des outils qu’ils développent depuis une dizaine d’années et commercialisent depuis quelques années en France, par l'intermédiaire de Benjamin Vion. Capable d’intervenir en conditions difficiles, en présence de pierres et de fortes quantités de débris végétaux, le nouveau semoir Hybrid exposé lors du SIMA 2015 dispose de dents de fissuration alignées avec les dents semeuses. Une technique qui reprend la technique du strip till.
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