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La Chine compense un marché en berne

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 La Chine compense un marché en berne

Traditionnel bilan de fin d’année pour Claas, qui annonçait cet après-midi lors d’une conférence de presse à Paris avoir maintenu un chiffre d’affaires stable en 2014, malgré un environnement économique et géopolitique difficile.

En Europe de l'Ouest notamment, la croissance a manqué d'élan. En Europe de l'Est et en Amérique latine où l'insécurité économique et politique s'est développée, les marchés se sont contractés en 2014. De même en Asie et en Amérique du Nord, le marché du machinisme agricole s’est légèrement replié par rapport à l'année précédente. La baisse mondiale des prix à la production s'y est ajoutée jusqu’à réduire la propension du secteur de l'agriculture à investir. Malgré cette conjoncture, l’exercice 2014 se solde sur un résultat de 3.823 millions d’euros, contre 3.824,6 l’année dernière. Le résultat avant impôts qui s'élève à 155,1 millions d’euros (contre 295,3 millions d'euros l'année précédente) a été affecté par les coûts élevés de l'adaptation des moteurs aux nouvelles normes d'émission de gaz d'échappement et par les évènements en Europe de l'Est. Claas a généré une marge sur chiffre d'affaires de 4,1 % (7,7 % l'année précédente).

Claas compense une baisse des ventes sur ces marchés grâce à la reprise, sur un marché fleurissant, du chinois Shandong Jinyee Machinery Manufacturing Co. Ltd en janvier dernier. Avec un effectif d'environ 1.200 personnes, portant l’effectif mondial du groupe à 11.407 salariés (contre 9.679 l’année dernière), un employé sur 10 travaille aujourd’hui en Chine. Pour la première fois de son histoire, Claas emploie plus de salariés à l’étranger qu’en Allemagne.

Conséquences de cette circonstance, Claas a gagné en parts de marché dans son domaine phare de la récolte, et a consacré 5,6% de son chiffre d’affaires, soit 0,4% en plus qu’en 2013 dans la Recherche et Développement (soit 212,3 millions d’euros). Bien qu’il ne soit pas actuellement possible de mesurer les effets sur les marchés de l'Europe de l’Est et d’Amérique du Sud des conditions politiques et économiques dans des pays comme l'Ukraine, la Russie ou l'Argentine, Claas prévoit pour 2015 un maintien de son chiffre d’affaires, tenant compte de la poursuite de la récession du marché.  

S'adapter au marché

En France, Claas emploie 950 salariés, dont 250 à Woippy en Lorraine, où il a été signé un accord en 1999, permettant de s’adapter aux variations du marché rapidement. De nouveau, l’employeur vient de signer un accord de flexibilité avec les trois syndicats représentatifs de l’entreprise : CFDT, CFE-CGC et la CGT. Se mettre en capacité de saisir toutes les opportunités d’appels d’offres sur les marchés ou au contraire, de freiner si besoin la production en préservant la stabilité des équipes : tel est l’esprit de cet accord. Parmi les mesures retenues, on compte deux niveaux d’adaptation. Premier niveau : les salariés peuvent réaliser des minutes supplémentaires pour garantir l’atteinte quotidienne de l’objectif de production. Le second niveau vise à mieux s’adapter aux variations de marchés. A certaines périodes, le temps de travail journalier pourra être allongé ou raccourci au maximum d’une heure. De même, l’entreprise a la possibilité d’ajouter ou supprimer une journée de travail dans le plan de production mensuel. Ainsi, avec une variation pouvant aller jusqu’à 20% de son volume de production, à la hausse mais aussi à la baisse, cet accord permettrait de ne pas toucher aux effectifs.

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