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L'industrie lourde au service de l'environnement

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C’est de son usine de Champs sur Yonne que naissent parmi les plus impressionnantes machines produites en France, des « mille pattes » capables d’emmener des charges de plus de 13.000 tonnes d’un point A à un point B avec autant d’agilité que de délicatesse. Un contraste saisissant avec la seconde activité l'usine, qui depuis une trentaine d’années développe une gamme complète d’épareuses, de débroussailleuses et de broyeurs pour les collectivités, les agriculteurs et sylviculteurs.

De l'agricole à l'utra-spécialisé

En fait, tout a commandé avec une roue. Lorsque la société fut fondée en 1855, Jean Nicolas & Fils la chaussaient sur leurs propres véhicules agricoles en bois, avant d’en faire breveter une quelques années plus tard, alors renforcée et apte à encaisser de lourdes charges. Durant de nombreuses années, la firme auxerroise continuera de produire des outils à destination des agriculteurs. C’était son credo originel. Des bennes monocoques et remorques autochargeuses, des épandeurs à fumier et tonnes à lisier, des grues hydrauliques, des aligneuses et broyeurs de pierres (1975), des faucheuses conditionneuses, des rotobroyeurs (1970) et élagueuses (1980)… La gamme agricole est diversifiée et sa diffusion va au-delà des frontières régionales.

En 1951, une remorque surbaissée pour le transport de marchandises industrielles lourdes va donner le la à l’entreprise et diversifier ses activités. Une multitude d’innovations liées au transport vont se succéder. Transporteurs modulaires à col de cygne, essieux pendulaires, plateformes automotrices de 500 tonnes et plus. Enfin, le Tractomas, qui n’a du Renault d’origine que le losange sur la calandre sera le porte-étendard de Nicolas. Ce camion routier à 1100 chevaux peut tracter des tronçons d’avions, de navettes spatiales, de bateaux ou de plateformes pétrolières. En somme, tout ce qu’aucun camion classique ne peut déplacer sur route.

Malgré tout, l’entreprise est contrainte d’affronter de sérieuses difficultés économiques au sortir des années 1970, l'obligeant à restreindre sa gamme agricole et à accepter en 1995 l’offre du sénateur allemand Otto Rettenmaier. Nicolas intègre alors le groupe TII (Transporter Industry International) composé de marques comme Scheuerle et Kamag, jusqu’alors concurrentes du Bourguignon pour la fabrication des transporteurs mobiles. Un air nouveau souffle sur Champs sur Yonne et Nicolas peut espérer reprendre son essor avec les moyens considérables du groupe allemand. La firme installée à Champs sur Yonne depuis 1969 exporte 80% de sa production, et mise à la fois sur sa spécialisation et sa division « Environnement » née en 1988. C’est de cette dernière qu’il était question en juin dernier, lorsque nous sommes allés découvrir le nouveau programme de produits en action, dédiés aux agriculteurs, sylviculteurs et professionnels de l’accoroutisme. Nous en avions eu un aperçu lors du SIMA 2015 à travers ses nouvelles couleurs modernes.

Nicolas passe au vert

Du jaune traditionnel au mélange gris anthracite - vert pomme, Nicolas affiche la couleur de ses objectifs ; moderniser et rafraichir son offre. Au regard des transporteurs ultraspécialisés et des sommes qu’ils représentent dans le chiffre d’affaires, l’activité Environnement ne représente qu’environ 10% des activités. Mais l’intérêt est de pouvoir faire profiter à cette division un ensemble de compétences pointues, de process d’industrialisation modernes et le poids d’un groupe leader mondial de la construction de modules automoteurs (70% de parts de marché). Nicolas développe ses propres produits, et fait sous-traiter une partie des pièces mécanosoudées avant de les assembler à Champs sur Yonne. Une chaîne d’assemblage est entièrement dédiée à la division Environnement. Les accessoires de récolte type lamier proviennent de chez Kirogn et chaque machine doit quitter l’entreprise après avoir été testée dynamiquement. Leur diffusion est ensuite assurée par un réseau de concessionnaire et dans certains pays comme l'Allemagne par le biais de partenaires habitués à correspondre avec TII Group.

Une gamme en présentation dynamique

Les faucheuses professionnelles se déclinent en versions FP (avec une largeur de 1,6  - 2 et 2,5 mètres), des faucheuses articulées FAS (1,66 – 1,8 et 2,09 mètres) et FAD et FA (1,6 – 1,8 et 2,14 mètres). La FA, attelée lors de l’essai à un Case IH Maxxum 140 est dotée d’un rotor équipé de marteaux. Cette version est spécialement conçue pour être utilisée sur des tracteurs de 50 à 130 ch, en fonction de la largeur de coupe et permet de broyer de l’herbe, de la broussaille et des petits bosquets. Un dispositif de sécurité assure le retrait du groupe de fauchage en cas d’obstacles et le replace ensuite dans sa position de départ. Elle peut également travailler sur les accotements, les fossés (à -60°), les talus, perpendiculairement au sol (à +90°), et derrière le tracteur.

Du côté des élageuses, Nicolas propose la gamme Evora dont la portée horizontale du bras avancé est de 4,7 – 5,1 et 5,4 mètres et sa largeur de coupe de 1,25 m (rotor à 60 fléaux ou à marteaux pleins). De série, la machine dispose d’un double sens de rotation, d’une sécurité de flèche et balancier hydraulique, d’une position tête flottante, d’un accumulateur sous flèche, de stabilisateurs et d’un pare-chocs de signalisation avec feux intégrés. Cette machine a une puissance au rotor de 60 chevaux et peut être commandée par une commande hydraulique basse pression HXE à commande électrique ou d’une commande électrique proportionnelle EXE à commande électrique du rotor. Au niveau de la tête de fauche, le rouleau palpeur de 160 mm de diamètre a été renforcé avec des embouts coniques démontables.

Au-dessus se trouve la gamme Natura, composée de deux modèles 52 et 55Z de respectivement 5,2 à 5,6 mètres de portée horizontale avec une largeur de coupe de 1,25 mètre. Dans le cas de notre présentation, Nicolas a toutefois opté pour un lamier de marque Kirogn capable de couper des branches de 10 à 25 cm de diamètre. Ces deux machines disposent soit de commandes hydrauliques basse pression HXE avec mise en route électrique du rotor, compteur d’heures et arrêt d’urgence, soit des commandes électriques proportionnelles PRS. Celui-ci est couplé avec un écran Can-Open dans lequel il est possible de régler les vitesses de mouvements et de diagnostiquer au mieux les retours d’informations.

Nicolas produit par ailleurs des broyeurs à plaquettes et à végétaux, soit en poste mobile ou pour les déchetteries. Le A540 montés sur chenilles en X est la version la plus aboutie, car capable de travailler à plat en tenant compte du relief du terrain. Cet appareil est motorisés par un moteur diesel Kubota de 50 ch et a un débit de 18 m3/h.

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