Après un bilan satisfaisant des deux journées MécaFourrages organisées fin mai (4000 visiteurs professionnels), la Fncuma et Entraid’ annoncent trois MécaSol en septembre 2010. Consacrées à l’agronomie et aux techniques culturales sans labour, ces manifestations auront lieu le 21 septembre à Epanney (Calvados), le 23 septembre à St Denis de la Chevasse (Vendée) et le 28 septembre à Salvaganc (Tarn).
Les ingrédients fondamentaux des journées techniques au champ du réseau CUMA demeurent : une organisation conjointe par la région et l’échelon national, un ancrage local, des ateliers techniques, des témoignages de CUMA et d’experts, des démonstrations réalisées par les constructeurs. Ainsi se poursuit d’année en année, dans la continuité du Rallye Sol, la couverture de l’ensemble des régions agricoles par les journées au champ des CUMA.
Pour cette édition 2010, le réseau CUMA s’est entouré d’experts : Arvalis, Inra, Chambres d’agriculture, etc. Ils appuieront les conseillers du réseau CUMA dans l’animation des différents ateliers.
En fin de matinée, des démonstrations commentées de matériels de travail du sol (ameublisseurs, déchaumeurs…) et de semis (classique, en direct, en combiné…) donneront aux visiteurs l’occasion de voir à l’oeuvre les dernières innovations, et d’en apprécier l’intérêt avec le regard des conseillers.
L’après midi, ils poursuivront cette découverte de façon plus personnalisée, en direct avec les exposants. Ils pourront également participer à un forum débat. Durant toute la journée, les spécialistes des fédérations de CUMA et autres organismes associés, les constructeurs ainsi que les autres exposants (coopératives, semenciers, etc…) seront à l’écoute des visiteurs.
Pourquoi les Cuma sont-elles concernées
par l’agronomie et les techniques sans labour ?
« Les responsables du réseau Cuma ont choisi le thème de l’agronomie et des techniques sans labour parce que ce sont des sujets qui intéressent de plus en plus d’agriculteurs en général, et qui se déclinent de façon particulière en groupe.
Le travail du sol et le semis figurent en bonne place parmi les activités habituelles des Cuma.
Le parc d’outils en service compte en effet de nombreuses charrues, déchaumeurs, outils animés, semoirs de toutes catégories, etc.
Les responsables du réseau Cuma reprennent à leur compte les motivations actuelles des agriculteurs pour tout ce qui touche l’évolution des techniques culturales (préserver et même améliorer le capital sol, gagner du temps, réduire les coûts de production et la consommation de carburant, trouver des modes de production plus durables), avec une légitimité qui leur est propre. En effet, les Cuma constituent aussi des groupes d’échange de savoir, de formation, voire de débat sur l’agronomie et les techniques culturales. Les adhérents progressent ensemble dans l’évolution de leurs pratiques. Pouvoir s’appuyer sur une Cuma permet également aux agriculteurs d’avoir sous la main une large palette d’outils de travail du sol et de semis, pour tester différents itinéraires sans trop investir, même s’ils ont une exploitation petite ou moyenne. Enfin, les agriculteurs en Cuma s’appuient souvent sur le groupe pour mettre en place des chantiers collectifs d’implantation des cultures, plus efficaces, en intégrant même un ou deux gros tracteurs en commun ».
Philippe François, Président du Comité de pilotage national des MécaEvènements, et agriculteur en Dordogne