Aujourd'hui disparue de la scène agricole, cette firme jurasienne s'était illustrée à la fin de la première guerre mondiale comme importateur et transformateur de camions américains FWD (Four Wheel Drive). Jules Labourier se spécialise alors dans le débardage et le transport de bois. Durant la seconde guerre, il s'engage dans l'agriculture et présente son premier tracteur à gazogène. En marge, à la fin du conflit, les Labourier reprennent les surplus de l'armée américaine, signifiant un retour dans le transport routier. Mais le c½ur de l'activité se confirme vite. L'agriculture a besoin de se reconstruire et de matériel. Il faut recentrer les activités et créer une gamme complète de tracteurs agricoles. Petit à petit, le diesel s'impose comme le mode de combustion par défaut. Les tracteurs évoluent et montent en puissance. C'est en 1958 que Labourier cherche à se diversifier à moindre coût en s'appuyant sur l'expérience familiale. Après avoir racheté le motoriste Douge, un modèle de 18 ch est taillé pour la vigne tandis que le CL4 forestier fait son apparition. Animé par un moteur Berliet MDY de 50 chevaux, ce quatre roues motrices vient effectivement contrer Latil, Agrip et autres spécialistes locaux du débardage. Sur les quelques 15.000 Labourier produits entre 1943 et 1978, date à laquelle la firme de Mouchard recentre son activité sur la pignonerie et les engrenages, le CL4 ne représente qu'une infime partie des ventes.
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